Le djihadisme au Sahel : comment gagner cette guerre ?

Jihadisme au Sahel : comment l'Afrique de l'Ouest peut-elle gagner cette guerre ? | Club CEDEAO

Dossier sécurité • Club CEDEAO • 2025-2026

Jihadisme au Sahel : comment
l'Afrique de l'Ouest peut-elle
gagner cette guerre ? 450 attaques. 1 900 morts. Et une menace qui avance vers les côtes.

Koffi Kouassi Club CEDEAO — Abidjan 2025-2026

Il y a quinze ans, la menace jihadiste au Sahel semblait lointaine, confinée aux sables du nord du Mali. Aujourd'hui, elle frappe aux portes d'Abidjan, de Lomé, d'Accra et de Lagos. 450 attaques terroristes, 1 900 morts en onze mois de 2025 selon la CEDEAO. Le Sahel concentre plus de la moitié des décès liés au terrorisme dans le monde entier. Comment en est-on arrivé là — et surtout, comment en sortir ?

Section I — L'état des lieux

Une guerre qui a changé de visage et de frontières

Le 18 novembre 2025, devant le Conseil de sécurité des Nations Unies, le président de la Commission de la CEDEAO, Omar Alieu Touray, lâche une phrase qui résonne comme une alarme : « Aucune zone de l'Afrique de l'Ouest n'est à l'abri. » À ses côtés, le secrétaire général de l'ONU António Guterres confirme que « plusieurs pays côtiers sont désormais menacés ». Ce n'est plus une hypothèse prospective — c'est le constat d'une réalité en cours.

Le jihadisme ouest-africain a profondément muté en une décennie. Ce n'est plus l'exportation périphérique d'un conflit moyen-oriental. C'est, selon le journaliste et spécialiste sécuritaire Abdou Khadir Cissé, « un écosystème propre, avec ses logiques, ses chefs et ses territoires ». Un écosystème qui a mis à profit vingt ans de fragilités étatiques, de pauvreté rurale, de rancœurs communautaires et de vide de gouvernance pour s'enraciner profondément dans le tissu social sahélien.

Les chiffres du Global Terrorism Index 2026, publiés en mars 2026, dressent un tableau à la fois alarmant et nuancé. Le Sahel reste l'épicentre mondial du terrorisme — concentrant plus de la moitié des décès liés à l'extrémisme violent dans le monde. Mais des signaux positifs émergent également : dix pays d'Afrique subsaharienne ont enregistré une baisse des décès en 2025. La guerre n'est pas perdue. Mais elle est loin d'être gagnée.

450
Attaques terroristes en Afrique de l'Ouest (jan–nov 2025, CEDEAO)
1 900
Morts en 11 mois 2025 (CEDEAO / Conseil de sécurité ONU)
> 50%
Des décès terroristes mondiaux concentrés au Sahel (GTI 2026)
‑45%
Baisse des morts au Burkina Faso en 2025 (GTI 2026 — meilleure performance mondiale)
8,32
Score du Burkina Faso au GTI 2026 — 2e pays le plus touché au monde (après le Pakistan)
71%
Des recrutements jihadistes font suite à des abus subis (GTI 2026)

« Le terrorisme représente désormais une menace existentielle pour l'ensemble de l'Afrique de l'Ouest. Le Sahel pourrait devenir un sanctuaire permanent pour les enclaves extrémistes, à quelques heures seulement des grandes métropoles mondiales. »

— Julius Maada Bio, Président de la Sierra Leone, Conseil de sécurité de l'ONU, novembre 2025

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Section II — Les acteurs

Les deux bras armés du jihadisme sahélien

Pour comprendre la guerre, il faut d'abord comprendre les combattants. Deux organisations dominent le paysage jihadiste de l'Afrique de l'Ouest, rivales et complémentaires dans leur terreur.

JNIM — Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans
Jama'at Nusrat al-Islam wal-Muslimin • Filiale Al-Qaïda • Fondé mars 2017

Né de la fusion d'Ansar Dine, d'Al-Mourabitoun, de la Katiba du Macina et de l'émirat du Sahara d'AQMI, le JNIM est le groupe jihadiste le plus puissant et le plus influent du Sahel. Son chef, Iyad Ag Ghali, figure historique du jihadisme touareg malien, incarne une autorité reconnue et une connaissance fine des équilibres communautaires locaux. Le JNIM est structuré en huit régions opérationnelles (Mantiqa) — six au Mali, une au Burkina Faso, une au Niger. En 2025, il a atteint un niveau de capacité opérationnelle inédit : attaques par drones, engins explosifs improvisés complexes, sièges de villes entières. Il exerce une pression sans précédent sur Bamako depuis septembre 2025 et impose un blocus économique à plusieurs villes maliennes.

EIGS / EIS — État Islamique au Sahel
État Islamique dans le Grand Sahara • Filiale Daech • Opérationnel depuis 2016

Rival du JNIM, l'État Islamique au Sahel (EIS) représente l'autre pôle majeur du jihadisme régional. Particulièrement actif dans la zone des trois frontières (Mali-Burkina-Niger) et en expansion vers la frontière Niger-Nigeria, il adopte une stratégie plus brutale que le JNIM, ciblant les populations civiles pour imposer la terreur. En 2025, le rapport du Comité de sanctions de l'ONU note une résurgence de l'EIGS notamment dans la région de Tillabéri (Niger) et le long de la frontière Niger-Nigeria, où il consolide activement sa présence. Au Nigeria, la branche ISWAP reste puissante dans le bassin du lac Tchad.

La stratégie de gouvernance : bien plus qu'une armée

Ce qui rend le JNIM particulièrement redoutable, c'est qu'il ne se comporte plus comme une simple organisation terroriste. Il se positionne en acteur de gouvernance dans les territoires qu'il contrôle : il rend la justice selon la charia dans des zones où l'État est absent depuis des années, régule les marchés locaux, offre une protection contre les bandits, collecte des taxes et recrute parmi les populations rurales frustrées par des décennies de négligence étatique. Cette stratégie d'implantation sociale — inspirée de celle du Hezbollah au Liban ou du Hamas à Gaza — lui permet de construire une base sociale réelle, pas seulement une présence armée.

Le rapport du GTI 2026 confirme cette réalité avec un chiffre saisissant : 71 % des recrutements dans les groupes extrémistes font suite à des abus subis — violences des forces de sécurité, injustices des autorités locales, pertes de terres, humiliations ethniques. Ce n'est pas l'idéologie qui recrute en premier lieu : c'est la colère, la peur et l'absence d'alternative.

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Section III — La propagation

La descente vers le sud : quand le Sahel frappe aux portes des côtes

La carte de la menace jihadiste en Afrique de l'Ouest a radicalement changé en cinq ans. Ce qui était concentré dans le nord du Mali en 2012 s'est progressivement étendu, comme une tache d'huile, vers le Burkina Faso, le Niger, puis les zones frontalières des pays côtiers. En 2025-2026, l'International Crisis Group documente activement l'expansion du JNIM vers la Côte d'Ivoire, le Bénin et le Togo — une descente géographique stratégique et méthodique.

🔴 Mali — Épicentre historique 🔴 Burkina Faso — 2e mondial GTI 🔴 Niger — 3e mondial GTI 🟠 Nigeria — Boko Haram + ISWAP 🟠 Bénin — Incursions nord confirmées 🟠 Togo — Zone Savanes menacée 🟡 Côte d'Ivoire — Patrouilles nord actives 🟡 Ghana — Frontière nord surveillée 🟢 Sénégal — Risque faible mais en alerte 🟢 Sierra Leone — Avertissement ONU

La stratégie de progression du JNIM vers les côtes

L'International Crisis Group, dans son rapport de février 2026 basé sur les données ACLED au 9 janvier 2026, décrit avec précision la méthode du JNIM pour s'implanter dans de nouveaux territoires. Le groupe ne déploie pas immédiatement de grandes unités de combat. Il envoie d'abord des équipes de reconnaissance et des intermédiaires religieux — des prédicateurs qui sèment les graines de l'idéologie radicale dans les mosquées rurales, qui identifient les griefs locaux et les populations vulnérables. Ce n'est qu'après cette phase de maturation sociale que les éléments armés suivent.

C'est exactement cette stratégie, déjà utilisée dans le centre du Mali et le nord du Burkina Faso, que le JNIM déploie désormais dans le nord du Togo, du Bénin et vers la région de Sokoto au Nigeria. Des soldats ivoiriens patrouillent à Kafolo, dans le nord-est de la Côte d'Ivoire, près de la frontière burkinabè. En février 2026, une attaque terroriste à Titao (Burkina Faso) a tué des commerçants ghanéens de tomates — signal que la violence atteint désormais des acteurs économiques de pays voisins.

Le blocus de Bamako : une nouvelle phase terrifiante

En septembre 2025, le JNIM franchit un palier stratégique sans précédent : il déclare un blocus économique sur les villes de Kayes et Nioro dans le sud-ouest du Mali, interdisant les importations de carburant en provenance du Sénégal, de la Guinée, de la Côte d'Ivoire et de la Mauritanie. Des convois de camions-citernes sont attaqués. Des pénuries d'essence et de denrées alimentaires s'ensuivent dans plusieurs villes maliennes. Des chefs locaux de la région de Mopti négocient directement avec le JNIM pour lever le blocus. Le groupe jihadiste se comporte désormais comme un État dans l'État — imposant ses conditions économiques à un gouvernement souverain.

Le JNIM n'est plus un groupe terroriste qui frappe et disparaît. C'est une organisation para-étatique qui contrôle des territoires, rend la justice, lève des impôts et impose des blocus économiques à des pays entiers. Face à cette réalité, les réponses purement militaires ont montré leurs limites.

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Section IV — Les réponses actuelles

Les ripostes en cours : avancées réelles, limites criantes

4.1. L'AES et Africa Corps : des résultats contrastés

Depuis leur rupture avec la CEDEAO et l'expulsion des forces françaises, les trois pays de l'AES ont misé sur un partenariat militaire avec la Russie — le groupe Africa Corps (ex-Wagner) — et sur la création d'une force conjointe AES de 5 000 hommes. Les résultats sont contrastés. D'un côté, le GTI 2026 enregistre des avancées réelles : –45 % de décès au Burkina Faso (la plus forte baisse mondiale en 2025), troisième année consécutive de baisse au Mali, recul notable au Niger. En décembre 2025, Assimi Goïta a officiellement remis l'étendard à la Force unifiée de la Confédération AES.

Mais les limites sont tout aussi réelles. Les violences restent à des niveaux absolus catastrophiques. Les attaques sont devenues plus meurtrières et ciblent davantage les civils : au Niger, la part des victimes civiles dépasse désormais celle des militaires. La Force conjointe AES souffre d'un manque de soutien aérien et de matériel — des soldats nigériens ont refusé en juin 2025 de se rendre au front invoquant ces insuffisances logistiques. Et Africa Corps a été accusé par Human Rights Watch d'exécutions sommaires de civils Peuls, creusant davantage le fossé entre les armées et les populations rurales.

4.2. La CEDEAO et la Force en attente régionale

En août 2025, la CEDEAO a officiellement approuvé l'activation de sa Force en attente régionale pour lutter contre le terrorisme. Le 15 septembre 2025, lors d'une réunion des ministres des Finances et de la Défense à Abuja, le commissaire aux Affaires politiques Abdel Fatau Musah annonce le déploiement de 1 650 personnels en 2026 comme Force de Déploiement Rapide. Une initiative concrète — mais qui se heurte à un problème récurrent et paralysant : le manque de financement.

Le mécanisme prévu — ressources régionales propres, appui des partenaires et financement onusien — est jugé pertinent par les experts, mais souffre de lenteurs administratives et budgétaires qui en réduisent l'efficacité opérationnelle. La fragmentation entre CEDEAO et AES complique encore davantage la coopération : le partage de renseignements, la coordination des frontières et les opérations conjointes sont rendus très difficiles par la rupture institutionnelle entre les deux blocs.

4.3. L'Initiative d'Accra : le bouclier côtier

Face à la progression du jihadisme vers les pays côtiers, le Ghana, la Côte d'Ivoire, le Bénin, le Togo et le Burkina Faso (avant sa rupture avec la CEDEAO) avaient lancé l'Initiative d'Accra en 2017 — un cadre de coopération sécuritaire transfrontalière pour prévenir l'infiltration jihadiste dans leurs zones septentrionales. Des échanges de renseignements, des patrouilles conjointes et des programmes de développement dans les zones frontalières constituent les piliers de cette initiative. La Côte d'Ivoire y a investi massivement, avec des postes militaires avancés dans le nord du pays et des programmes sociaux dans les communautés à risque.

« Le JNIM a atteint un nouveau niveau de capacité opérationnelle — drones, engins explosifs improvisés complexes, attaques contre des installations militaires bien défendues. Le groupe se positionne de plus en plus comme un acteur de gouvernance, cherchant à contrôler des territoires et à cultiver un soutien local. »

— Comité de sanctions 1267 des Nations Unies, rapport novembre 2025
∗    ∗    ∗

Section V — Les solutions

Comment l'Afrique de l'Ouest peut gagner cette guerre

Les experts sont unanimes sur un point : cette guerre ne se gagnera pas par les seules armes. Chaque soldat tué et remplacé, chaque village terrorisé qui rejoint le JNIM par désespoir, chaque jeune sans emploi qui choisit la kalachnikov faute d'alternative — tout cela rappelle que la réponse militaire, aussi nécessaire soit-elle, n'est qu'une des dimensions d'une solution globale. Voici les six piliers d'une stratégie gagnante pour l'Afrique de l'Ouest :

🛡️
1. Coopération militaire sans frontières politiques

La menace jihadiste est transnationale. La réponse doit l'être aussi. La CEDEAO et l'AES doivent maintenir des canaux de coopération sécuritaire — partage de renseignements, coordination aux frontières — indépendamment de leurs différends politiques. La sécurité commune ne peut pas être otage des ruptures diplomatiques.

🏫
2. Développement rural d'urgence

71 % des recrues jihadistes ont subi des abus ou vivent dans une misère absolue. Construire des écoles, des dispensaires, des routes et des marchés dans les zones à risque est aussi urgent que déployer des soldats. Sans développement, chaque victoire militaire sera temporaire.

⚖️
3. Justice et réconciliation communautaire

Les violences ethniques des forces de sécurité — notamment contre les Peuls — alimentent le recrutement jihadiste. Des mécanismes de justice transitionnelle, des dialogues inter-communautaires et des réformes profondes des armées nationales sont indispensables pour couper le flux de recrutement à la source.

🕌
4. Contre-narratif religieux et culturel

Le JNIM recrute avec un discours religieux que seuls des imams et théologiens crédibles peuvent contrer. Soutenir les autorités religieuses modérées, financer l'éducation islamique traditionnelle et promouvoir les valeurs de paix de l'islam africain sont des armes aussi puissantes que les fusils.

💼
5. Emploi des jeunes ruraux

Un jeune de 18 ans sans diplôme, sans terre et sans perspective dans le Sahel rural est une cible privilégiée du recrutement jihadiste. Des programmes d'emploi agricole, d'artisanat et de formation professionnelle dans les zones frontières peuvent transformer ce vivier de recrutement en force de résistance.

🌍
6. Pacte CEDEAO–ONU–Union africaine

Julius Maada Bio (Sierra Leone) propose un mécanisme tripartite harmonisant sécurité, gouvernance et action humanitaire. Une telle architecture permettrait de financer durablement la Force en attente régionale, d'assurer la continuité du soutien malgré les alternances politiques et de rendre la réponse collective plus cohérente.

Le rôle critique du renseignement partagé

L'une des leçons les plus claires des cinq dernières années est que les groupes jihadistes exploitent systématiquement les angles morts créés par l'absence de coopération entre États. La frontière poreuse entre le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire, la zone des trois frontières Mali-Burkina-Niger, la bande frontalière Niger-Nigeria — toutes ces zones grises sont des autoroutes d'infiltration. Un système de surveillance électronique régional partagé, des unités d'intervention transfrontalières rapides et des bases de données communes sur les suspects permettraient de réduire considérablement ces espaces de liberté jihadiste.

L'exemple ivoirien : prévenir plutôt que guérir

La Côte d'Ivoire offre un modèle instructif. Après les attaques de Grand-Bassam (mars 2016) et les incursions dans le nord-est du pays, Abidjan a choisi une approche double : renforcement militaire visible à Kafolo et dans le nord, couplé à d'importants programmes de développement dans les communautés à risque — construction d'écoles, de centres de santé, forages d'eau, appui aux coopératives agricoles. Cette stratégie de « sécurité par le développement » a jusqu'ici permis de contenir la menace, même si la vigilance reste maximale. En octobre 2025, des soldats ivoiriens patrouillaient encore activement dans la zone de Kafolo, signalant que la frontière avec le Burkina Faso reste une zone sensible.

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Conclusion

Cette guerre peut être gagnée — mais pas comme ça

L'Afrique de l'Ouest peut gagner cette guerre. Elle en a les ressources humaines, la connaissance du terrain, la légitimité culturelle et la motivation. Mais pour gagner, elle doit d'abord changer de paradigme. Continuer à traiter le jihadisme comme un problème purement militaire — qu'on résout en envoyant plus de soldats et en achetant plus d'armes — c'est courir derrière un symptôme sans jamais soigner la maladie.

La vraie guerre à gagner, c'est celle contre la pauvreté rurale qui alimente le recrutement. C'est celle contre les injustices communautaires qui nourrissent la colère. C'est celle contre la corruption des forces de sécurité qui pousse les populations à choisir le JNIM plutôt que leur propre armée. Et c'est aussi celle contre la fragmentation politique qui empêche la CEDEAO et l'AES de coopérer face à un ennemi commun qui, lui, ne connaît pas de frontières.

La fracture entre CEDEAO et AES est une victoire stratégique pour le JNIM. Pendant que les gouvernements se disputent en capitales, les jihadistes avancent dans les campagnes. La sécurité partagée de l'Afrique de l'Ouest est une cause trop importante pour être sacrifiée sur l'autel des rivalités politiques.

Pour les jeunes d'Abidjan, de Lagos, de Dakar et d'Accra qui lisent ces lignes, le message est clair : le jihadisme n'est pas une fatalité. Il est le produit d'échecs politiques, économiques et sociaux que des générations entières ont laissé s'accumuler. Il peut être défait — pas en deux ans, pas sans souffrances — mais il peut être défait, si l'Afrique de l'Ouest choisit de se battre ensemble plutôt que de se diviser entre frères.

« Les transitions politiques ne doivent jamais entraver la coopération en matière de sécurité partagée. La CEDEAO maintiendra ses portes ouvertes aux pays de l'AES. Face au terrorisme, nous sommes tous dans le même bateau. »

— Julius Maada Bio, Président de la Sierra Leone, Conseil de sécurité de l'ONU, novembre 2025

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Sources et références

  • ONU Info — « La menace terroriste s'étend à travers toute l'Afrique de l'Ouest », Conseil de sécurité, novembre 2025.
  • International Crisis Group — « Le JNIM et le dilemme de l'expansion au-delà du Sahel », rapport février 2026 (données ACLED jan. 2026).
  • Global Terrorism Index 2026 — Institute for Economics & Peace, mars 2026.
  • SenePlus — « Le jihadisme progresse vers le sud, le Sénégal en alerte » (GTI 2026 analysé par Jeune Afrique), mars 2026.
  • Human Rights Watch — Rapport mondial 2026 : « Afrique de l'Ouest / Sahel : les juntes poursuivent leur répression », février 2026.
  • Security Council Report — « West Africa and the Sahel Monthly Forecast », novembre 2025.
  • Maliactu.net — « Sahel : l'intensification des attaques djihadistes et les réponses régionales », mars 2026.
  • Journal du Faso — « Terrorisme Sahel 2026 : baisse des violences mais menace persistante », mars 2026.
  • Le360 Afrique — « Ces cinq années qui ont redessiné la carte de la violence armée en Afrique », janvier 2026.
  • ACLED (Armed Conflict Location & Event Data) — Base de données des conflits armés, janvier 2026.
  • CEDEAO — Déclaration du Président de la Commission devant le Conseil de sécurité de l'ONU, novembre 2025.
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