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INTRODUCTION
L’Histoire est la science de la reconstitution du passé de l’homme. Pour établir la véracité des faits historiques, l’historien a recours à des sources diverses et variées en suivant une méthode scientifique d’étude propre à sa discipline : la démarche historique.
Quelles sont les sources de l’histoire ? Comment se présente la démarche de l’historien dans le cadre de son travail ?
I- UNE DIVERSITÉ DE SOURCES HISTORIQUES
Les sources de l’Histoire, c’est l’ensemble des traces, des personnes ou des matériels qu’on peut consulter pour attester d’un fait, d’un événement relatif au passé de l’homme.
1- Les sources écrites
Ce sont les documents écrits (manuscrits ou imprimés) utilisés dans l’étude de l’Histoire. On peut citer les papyrus, les parchemins, les livres, les journaux, les lettres et correspondances, les autobiographies, les mémoires de recherches et exposés scientifiques, les cartes et plans etc.). Ce type de source est beaucoup utilisé dans les civilisations occidentales (Europe) et asiatiques. Elles connaissent des difficultés de conservation (dégradation, pillage) et peuvent subir des falsifications.
2- Les sources orales
On appelle sources orales » les matériaux recueillis par enregistrement lors d’entretiens avec témoins. Les traditions orales portent sur les souvenirs du passé transmis oralement et qui sont le produit de la dynamique d’une culture. Il s’agit de témoignages oraux concernant le passé d’un ou de plusieurs peuples qui ont fait l’objet d’une transmission à travers une chaine temporelle.
Ce sont les informations qui sont transmises de générations en générations, de bouche à oreilles, du maître au disciple. Nous avons les croyances populaires, les mythes et légendes, les contes, les épopées, les récits et témoignages, les chants etc. La tradition orale constitue la principale source de l’histoire des peuples et des civilisations qui n’ont pas connu assez tôt ou conservé l’écriture. C’est principalement le cas de l’Afrique. Les difficultés liées aux sources orales sont :
• Problème de datation des faits
• Difficulté d’établir une chronologie exacte des faits.
• Impartialité dans la reconstitution des faits
3- Les sources archéologiques ou muettes
Ce sont les traces matérielles (appelées les vestiges) laissées par les humains dans le passé. Elles sont généralement mises à jour en fouillant le sol ou même dans l’eau. On peut citer les ossements et squelettes, les foyers de feu, les outils anciens, les monnaies, les poteries, les sarcophages, les monuments, les épaves de navires etc. Elles sont difficiles d’accès du fait de la cherté des fouilles, des problèmes de conservation et de datation. Elles sont très souvent objet de pillage.
4- Les sources audiovisuelles et numériques
Les sources audiovisuelles, sources récentes, sont l’ensemble des enregistrements sous forme d’images et de sons pour restituer des faits, des événements (films documentaires, reportages, interviews, photographies etc.). Les sources numériques sont l’ensemble des archives à partir des nouvelles techniques d’information et de communication (ordinateur, clé USB, internet, téléphone portable…).
Ces sources sont d’accès instantané et permettent de faire revivre les faits. Toutefois, elles présentent des insuffisances relatives à la conservation, à la qualité des supports et à la subjectivité (fake news, mauvaises manipulations…).
II- LA DÉMARCHE DE L’HISTORIEN
1- La collecte des données
Elle consiste à rassembler le maximum possible de documents et d’informations sur le sujet de recherche. Après avoir formulé des hypothèses de travail, il doit établir une bibliographie des sources à consulter avant d’entamer son travail.
2- La critique des données
Après la collecte des données, l’historien doit procéder à une critique externe des données qui portera sur l’origine et l’authenticité des documents. Il s’intéressera à la source, à l’auteur, ses motivations, au contexte dans lequel le document a été produit. Il doit déterminer si l’auteur est un témoin oculaire ou non des faits, si le document en sa possession est un vrai ou un faux ; l’original ou la copie ; si le document a subi des modifications ou pas. Dans ce cas, la date est très importante afin d’éviter les anachronismes (confusion de date).
Après la critique externe, l’historien doit aussi procéder à une critique interne qui consiste à savoir si les documents ou informations en sa possession sont conformes à la réalité et à la vérité.
3- L’interprétation des informations
L’interprétation consiste à tirer toutes les informations possibles et utiles de chaque document traité. Cela permet de donner une signification aux événements, de donner un sens aux objets du passé. Exemple : une statuette découverte peut représenter un dieu ou un simple objet d’ornement. Pour parvenir à une meilleure interprétation, l’historien doit confronter tous les documents dont il dispose puis apporter un jugement objectif sur ces derniers pour déterminer s’ils ont une valeur historique.
4- La synthèse historique
La synthèse historique consiste à reconstituer les faits. L’historien classe les informations selon l’ordre chronologique pour établir les dates et selon l’ordre logique des faits pour les mettre en relation les uns avec les autres, afin de tenter de comprendre leur enchaînement et leurs répercussions proches ou lointaines.
CONCLUSION
Pour reconstituer les faits passés, l’historien dispose d’une variété de sources avec une démarche de travail hautement scientifique et très rigoureuse. Si les différentes étapes de cette démarche historique sont respectées, cela permettra à l’historien de minimiser les erreurs et d’établir des faits historiquement acceptés par tous.